GRACIAS
La chambre est encore pleine du goût de mes larmes. Mes joues sont brûlantes, mes paupières gonflées, mon corps vidé. Pourtant, l’air semble trop lourd, irrespirable, comme si chaque respiration ne faisait qu’ajouter à mon fardeau. Le plafond au-dessus de moi flotte, se brouille dans mes larmes séchées, et chaque battement de mon cœur résonne comme un rappel cruel de l’absence qui m’arrache les entrailles.
Ezran est là. Je le sens, assis près de moi, immobile, comme une statue qui refus