La nouvelle des triplés ne quitta pas l’esprit d’Alya durant les jours qui suivirent. C’était comme si chaque battement de son cœur répétait le même mot, sans relâche : mère. En même temps, une autre voix, plus basse et plus cruelle, murmurait : seule.
Le tourbillon en elle ne lui laissait aucun répit. Peur, amour, colère, manque, désespoir. Tout se mélangeait. Il y eut des nuits où elle restait à fixer le plafond, faisant des plans impulsifs.
— Je pourrais sortir d’ici et aller le chercher. —