Alonzo
Je tenais encore cette fichue bouteille de jus dans la main quand je suis arrivé dans ma chambre.
Je ne l’ai même pas ouverte.
Je l’ai posée sur la petite table à côté du lit et je suis resté là, immobile, respirant profondément, essayant de comprendre à quel moment de ma vie j’avais recommencé à me sentir ainsi. Comme un idiot amoureux, comme un garçon de vingt ans qui n’a jamais touché personne.
Mais ce n’était pas seulement ça. C’était une faim. Pas une faim de nourriture. Une faim d’