Antonella
Les jours qui suivent la demande de divorce sont un enfer. Ce n’est pas ce chaos bruyant de cris et de portes qui claquent, c’est pire. C’est ce type de vide qui donne l’impression que la maison est plus grande. Je me réveille, je m’occupe des triplés, je vais travailler, je rentre, je prends une douche, je me couche. Et à chacune de ces étapes, il y a un écho avec son nom.
J’évite l’hôpital. J’évite même de passer devant l’avenue où se trouve l’Hôpital Central. Rien que d’imaginer le