Alonzo
La première pensée que j’ai eue quand j’ai ouvert les yeux, c’est que le monde était trop silencieux. Ensuite, j’ai senti l’odeur. Son parfum. Ce parfum que mon corps a reconnu avant mon esprit. C’était la nuit ou très tôt le matin. Je ne sais pas. Il n’y avait qu’une lumière tamisée. Il n’y avait qu’elle, là, assise dans un fauteuil improvisé en lit, la tête appuyée près de moi, endormie, la main posée sur la mienne.
Pendant quelques secondes, je suis resté à la regarder. Sans penser, s